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RENCONTRER LES PATIENTS HOSPITALISES EN NEUROLOGIE

 

 

           

 

                                             

 

     L'équipe d'aumônerie s'est retrouvée à Vignalou le 13 janvier, à l'occasion de sa rencontre mensuelle.

 Le docteur Stéphanie DEMASLES, médecin neurologue, avait accepté de nous parler de l'unité neuro-vasculaire du centre hospitalier palois où elle se dépense depuis cinq ans. Ce service, divisé en deux parties, reçoit d'un côté les malades en phases aiguës de maladies neuro-dégénératives (sclérose en plaques, Parkinson, maladie de Charcot,  pertes cognitives…), et de l'autre les urgences dues à des thromboses vasculaires cérébrales.

 

            Les troubles du système nerveux se caractérisent souvent par des perturbations comportementales irréversibles : aphasies, pertes d'équilibre, hémiplégies, asphyxies. Ces maladies ont une évolution lente et progressive. Au contraire, l'AVC survient brutalement, et il y a urgence à intervenir aussi vite que possible. La prévalence de l'accident vasculaire augmente aujourd'hui avec le vieillissement de la population et les risques accrus générés par la vie moderne.

 

           Le Docteur Demasles souligne la nécessité, pour le personnel soignant exerçant dans cette unité, d'une formation spécialisée encore trop exceptionnelle, tant sur le plan technique (de nouvelles techniques d'intervention par cathéter sont en cours d'élaboration) que sur un plan humain : ces patients sont angoissés et communiquent avec difficulté,  ils sont sensibles aux marques de compassion et d'amitié.

 

            La présence de visiteurs ou de membres de la famille semble bénéfique en ce sens qu'elle maintient un lien avec le monde extérieur, le patient se sent moins isolé, moins enfermé. Elle soutient aussi dans une certaine mesure le personnel soignant. Cette démarche d'accompagnement des personnes souffrantes, cette évolution vers plus d'humanisation de l'hôpital, deviennent plus essentielles encore quand la maladie s'aggrave et que l'échéance paraît. Quand les soins deviennent palliatifs, la relation humaine prend le pas sur l'administration de médicaments  : prendre le temps de s'arrêter quelques instants devant le lit d'un patient, lire sur son regard, lui caresser la main ou la tête... 

           

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            L'échange avec le docteur est illustré par le témoignage de deux visiteurs de ce service, Christine et André:

 

- On frappe à une porte, sans jamais savoir ce qui va se passer. Le patient sera-t-il en état de communiquer? Nous essuyons parfois des refus (pas toujours définitifs), mais nous avons aussi de belles rencontres, riches et apaisantes où, après la phase de présentation, la personne ouvre son cœur.

 

- La présence de quelqu'un de la famille ou du personnel est souvent une aide, dans les deux sens, pour mieux communiquer, ou pour mieux orienter l'échange.

 

-  Malgré l'expérience, rien n'est jamais acquis, chaque rencontre est unique. Il faut garder confiance, et savoir se montrer patient.

 

- Le service d'aumônerie a fait le choix de passer systématiquement dans les chambres pour informer de son existence. Il s'agit d'abord d'une visite d'amitié, d'être là, de dire un mot, de serrer une main, et si la personne souhaite aller plus loin, on aborde la place de la religion dans l'épreuve. La difficulté en neurologie est de décrypter le choix du malade, s'il n'y a pas de communication verbale, quelque chose d'insaissisable et de mystérieuxpasse quand même.

                                                                                Robert LATAPIE

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L'équipe d'aumônerie s'est retrouvée à la fin la rencontre, autour d'un pot de départ proposé par Odile. On a célébré l'entrée dans la nouvelle année, l'arrivée de Nicole, et au cours de la messe, évoqué les deuils survenus récemment.