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LE SACREMENT DES MALADES, UN SACREMENT PORTE PAR LA COMMUNAUTE

 

 

 

                                                                               

 

 

Parfois oublié, parfois réduit aux personnes gravement malades, ou à l’extrême onction,  le sacrement des malades n’est pas toujours bien compris.                                                             

Et pourtant il est, « il est un chemin, un cadeau pour vivre l’espérance, une source pour tous ceux qui traversent une maladie, une épreuve, ou qui craignent une opération. L’âge et la gravité de la situation n’ont pas d’importance » estime Marie-Laure Phelip, responsable de l’équipe de la paroisse de Saint Pothin, à Lyon (69), qui visite des personnes âgées ou malades.

Elle sait aussi combien le souvenir de ce temps fort est ensuite un réconfort spirituel quand le moral est au plus bas. Chaque année, lors du dimanche de la santé, des personnes vivent ce sacrement en paroisse. « il faut beaucoup d’humilité pour en faire la demande, car les personnes reçoivent alors ce sacrement aux yeux de tous. Et chacun sait qu’ils ont besoin d’appui ou qu’ils sont malades. Mais c’est aussi merveilleux de pouvoir être porté par toute la communauté », poursuit cette bénévole.

C’est l’expérience qu’ont vécu Pierre Caron et son épouse Eliane. Ensemble, ils ont demandé à recevoir ce sacrement lors d’une messe au sein de leur église habituelle,  l’église Saint-Pierre d’Yvetot (76). A 80 ans, ces normands ont souhaité vivre cette étape en couple, « pour se préparer à l’avenir, se tenir prêts ». Après 57 ans de mariage, ils ont vécu ce moment comme « une chance d’être toujours côte à côte, au-delà de la maladie ». Quelques années avant, Eliane, atteinte de Parkinson, avait reçu à Lourdes,  le sacrement des malades lors d’une grande cérémonie.

Qu’ils le demandent, ou qu’ils soient des accompagnateurs, les fidèles rappellent comment la liturgie de cette messe particulière est en soi un chemin vers la guérison : du corps et parfois du cœur. Ils évoquent aussi la sérénité qui suit cette prière.

Pour le père Christophe Armatys, curé de la paroisse Notre-Dame-du-Var, à Puget-Théniers (83), ce sacrement est lié à celui de la réconciliation et de l’eucharistie. La dimension communautaire est signe de prière, de soutien de tous les chrétiens réunis ce jour-là. « Rassemblés pour communier au Christ, ils sont témoins de la grâce pour ces malades. Parfois c’est ce jour-là qu’ils comprennent le fardeau que portent leur frères. Et ils décident d’agir, de les aider. J’en ai même vu qui s’engageaient auprès des malades ».

 

Madeleine VATEL, Journaliste (Prions en Eglise, janvier 2018)

 

                                             

 

Madeleine VATEL, Journaliste (Prions en Eglise, janvier 2018)