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Le nouveau Notre Père

Le premier dimanche de l’Avent, le 3 décembre 2017, les catholiques seront invités à prier avec la nouvelle traduction du Notre Père. Ce sera une occasion de se réapproprier la prière que le Christ nous a enseignée.

 

Qu’est-ce qui change dans le Notre Père ?

 

Réunis en Assemblée plénière à Lourdes en mars dernier, les évêques français ont décidé l’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du Notre Père dans toute forme de liturgie publique à partir du 3 décembre, premier dimanche de l’Avent 2017. Cette traduction, qu’on avait pu découvrir lors de la parution de la traduction officielle liturgique de la Bible en 2013, modifie la sixième demande : «Ne nous soumets pas à la tentation» devenant «Ne nous laisse pas entrer en tentation». Prière la plus connue, le Notre Père nous a été appris par Jésus pour louer Dieu. La décision de modifier sa traduction n’allait donc pas de soi.

Alors pourquoi changer ? La formule en usage depuis 1966, «ne nous soumets pas à la tentation», sans être excellente, n’est pas fautive d’un point de vue exégétique. Mais il se trouve qu’elle est mal comprise des fidèles, dont beaucoup comprennent que Dieu pourrait nous soumettre à la tentation, nous éprouver en nous sollicitant au mal. Or, le sens de la foi leur indique que ce ne peut pas être le sens de cette sixième demande.

Saint Jacques ne dit-il d’ailleurs pas que «Dieu […] ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne» (Jc 1, 13) ? Cette nouvelle traduction, qui respecte le sens du texte original, devrait permettre une meilleure compréhension chez les fidèles et, ainsi, nous aider à toujours plus faire nôtre la prière du Seigneur.

 

Le texte

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, 
mais délivre-nous du Mal.

 

Frédéric Bergeret, secrétaire général de l’AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)
[Prions en Eglise]  Publié le 10 octobre 2017.