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LA SAINTE TRINITÉ : Dieu, trois en un !

 

 

                                  

 

 

Introduction

Pendant des siècles, la Trinité a été l'objet de débats, de recherches, d'ajustements. Comment peut-on vraiment expliquer la Trinité ? N'est-ce pas ce qui est le cœur de la foi chrétienne, dans la découverte radicale d'une divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit ? A notre baptême, nous devenons fils ou filles de Dieu, frères (sœurs) du Christ, enveloppé(e)s de l'Esprit de sainteté. Dans l’Évangile, le baptême du Christ est la seule manifestation du Père, du Fils et de l'Esprit Saint qui soit racontée.
 
Il est des gestes simples, comme le signe de croix, qui nous mettent "en présence des Trois". Découvrons la saveur et la profondeur de ce mystère au travers des méditations que nous avons sélectionnées : Saint Athanase, Saint Bernard, Yves Raguin, Bernard Bro.

Dans la liturgie

Ce mot de "Trinité" a été introduit dans le vocabulaire chrétien après le temps des apôtres. Il est absent de la Bible, mais l'indicible mystère divin qu'il permet d'évoquer est clairement annoncé et proclamé dans les écrits du Nouveau Testament. Les textes qui en témoignent ont été intégrés dans la liturgie, qui elle-même est entièrement placée dans le dynamisme du Dieu Trinité.

Les prières liturgiques sont conclues de manière trinitaire : "Gloire au Père et au Fils et Saint- Esprit !" ou bien "Père, nous te prions par Jésus, dans l'unité du Saint-Esprit"

 
C'est la prière eucharistique qui manifeste le mieux toute l'inspiration trinitaire de la liturgie : nous nous adressons au Père, en nous associant à l'action de grâce de Jésus et à son sacrifice de louange, pour demander l'effusion de l'Esprit Saint sur les offrandes eucharistiques et sur l'assemblée.

Au moment de la proclamation de l’Évangile à la messe, les fidèles tracent un triple petit signe de croix sur le front, la bouche et la poitrine. C'est l'une des marques de la vénération de l’Évangile. Cette manière de se signer trois fois remonterait au IXe siècle ; elle exprime le désir qu'a le fidèle d'accueillir cette Parole, d'en garder toute la bénédiction et de l'annoncer autour de lui. En effet, le 
front est le siège de l'intelligence, la bouche est l'organe du témoignage, et le cœur est le siège de l'amour. Par ce triple signe de croix, nous demandons au Seigneur de bénir et sanctifier ces trois endroits de notre corps qui symbolisent l'engagement de tout notre être au service de la Bonne Nouvelle du Verbe qui a dressé sa tente parmi nous.

Au moment du Credo, nous proclamons notre foi en Dieu, Père tout puissant, en Jésus-Christ, Fils unique du Père, en l'Esprit Saint...

Laissons-nous toucher par cette hymne liturgique et poétique qui chante si bien la délicatesse de ce mystère :

Nul n´a jamais vu Dieu.  
Nul ne sait qu´il est Père, 
Mais Jésus nous l´a révélé. 
Et l´homme apprend qu´il est aimé.

Nul ne connaît le Fils,
Nul n´en sait le mystère,
Mais Jésus nous l'a révélé
Et l´homme apprend qu´il est aimé.

Nul ne connaît son cœur,
Nul n´en sait la misère.
Si l´Esprit vient pour l´habiter,
Et l´homme apprend qu´il est aimé.

Nul ne saurait unir
Les enfants de la terre.
Si l´amour veut tout rassembler,
Et l´homme apprend qu´il est aimé.

 

une méditation de Catherine Sesboüé .