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" Devoirs de vacances " réflexions du frère Yves Combeau o. p.

 

Sans doute avez-vous connu, comme moi, ces cahiers de devoirs qui venaient au mois d’août, en même temps que les orages, annoncer que les vacances auraient une fin. Pourtant ils n’étaient pas mal faits et leurs exercices se révélaient faciles.  

A notre âge, me direz-vous, il n’est plus besoin de devoirs de vacances. – Vraiment ? je ne parle pas ici de l’orthographe ni de la règle de trois, mais de ces choses que nous sommes supposés connaître et que nous ne connaissons pas. Ainsi l’Evangile. Nous croyons le posséder, depuis le temps que nous entendons des fragments à la messe. Mais l’avons-nous lu, par nous-mêmes, en entier, une seule fois ? Ou les épitres de Paul, de Pierre, de Jean ?

Voici donc le devoir de vacances que je vous propose : profitant du calme du matin, ou du soir ou de la sieste, sous votre chêne, platane, tilleul préféré, de lire, tout simplement, de lire l’Ecriture et particulièrement l’Evangile. Quelques pages par jour. Sans hâte. Avec ou sans explications. Pour découvrir la Parole ( je dis bien : « découvrir », car la liturgie est loin de nous la donner toute), pour s’en pénétrer.

Si je parle de « devoirs », c’est bien parce que, si aisée qu’elle soit, la découverte de l’Ecriture nous demande tout de même un certain effort. Depuis plusieurs décennies, l’Eglise a insisté sur la place de la Parole dans la vie des chrétiens ; la liturgie de la Parole a pris une grande importance dans la messe ; nombre d’initiations ont été proposées. Mais les chrétiens sont souvent découragés par la taille même des textes – elle est trompeuse,  néanmoins : il faut une heure pour lire l’Evangile de Marc de bout en bout, pas plus -, par le style ou par les images, par la répétitivité de tels livres ou, au contraire, le caractère elliptique de tels autres. Un texte qui a entre trois mille et deux mille ans conserve toujours une certaine rudesse.

Cependant, les résultats d’une lecture régulière de la Parole sont étonnants : nous écoutons les prédications différemment, nous prions mieux, nous nous sentons plus proches du Seigneur. Notre foi s’éclaire.    

Quel meilleur moment alors que ce mois d’août pour ce petit effort ? Il suffit de saisir la Bible qui doit bien reposer dans quelque rayonnage du salon ou de la chambre. De l’ouvrir aux Evangiles. De lire le premier verset. « Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus le Christ… » On est happé. On ne lâchera plus jusqu’à la fin. Bon devoir, heureux devoir.

 

 

 

  

        Frère Yves Combeau,o. p.