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Le temps de Pâques

 

 

Le temps de Pâques va jusqu’à Pentecôte. Cinquante jours proposés par l’Église pour s’informer, méditer et échanger sur le mystère de la Résurrection.

 

La recherche historique

Si l’histoire nous rappelle que l’homme Jésus de Nazareth est mort sur une croix, elle ne peut, faute de preuves historiques, attester sa résurrection. Il faut s’appuyer sur les témoignages pour tenter d’approcher ce qui a pu se passer.

Jésus n’est plus dans son tombeau, disent les évangiles.
 

Pour l’historien, diverses hypothèses demeurent :
– ses adversaires ont enlevé son corps pour une raison indéterminée ;
– ses amis l’ont caché pour faire croire en sa résurrection;
– il est vivant, comme l’annoncent ceux qui ont pu le voir.

Personne ne peut décrire la résurrection.

Les évangélistes respectent ce constat et ne cherchent pas à raconter comment Jésus a pu quitter son tombeau.

Les sources littéraires

Les quatre évangiles racontent l’arrivée des premiers témoins au tombeau.
 Autant les quatre récits évangéliques de la Passion et de la mort de Jésus se ressemblent, autant les quatre récits de la découverte de la disparition de Jésus de son tombeau sont différents. Les évangélistes ne sont pas d’accord sur la liste des premiers témoins.

Les quatre récits de la résurrection sont d’une simplicité déconcertante.

Le concept de résurrection

 Le mot ”ressusciter” signifie se mettre débout, se réveiller.
 

Pour les Juifs, le mot résurrection désigne d’abord la résurrection de tous les morts depuis les origines qui surviendra à la fin des temps. Cette doctrine, toute récente, date du IIe siècle
av. J.-C. (Daniel 12, 2; 2 Maccabées 7, 9). Mais cette idée était loin de faire l’unanimité chez les Juifs de l’époque de Jésus.
 Moins de 20 ans après la mort du Christ, la résurrection apparaît comme un fait bien établi et Paul proclame le premier credo de l’Église : “Il est ressuscité le troisième jour…” (1 Co 15, 3-8) Luc appelle Jésus ”le vivant” plutôt que “le ressuscité”. Veut-il faire la distinction entre la résurrection des morts (Lazare, la fille de Jaïre, le fils de la veuve de Naïm ou celle qui interviendra à la fin des temps) et la résurrection de Jésus ?

Un acte de foi

 “Si Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi !” (1 Co 15,17)

Si l’histoire s’arrête avec une pierre roulée, la foi commence par un tombeau ouvert.
 

Pour les chrétiens, la résurrection de Jésus est liée à la résurrection des morts. Jésus est le Premier-né parmi les morts (Col 1, 18). Dans la majorité des cultures, le tombeau, une fois fermé, sépare les vivants des morts. L’Évangile et le tombeau ouvert créent une autre dynamique : celle de la vie éternelle.