Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Aumônerie des hôpitaux de PauAumônerie des hôpitaux de Pau
Menu
Navigation

FATIMA Grande découverte de 2017

                              

 

 

 

Alors que le Portugal accueillait le pape François pour le centenaire des apparitions de Fatima, de nombreux Français projettent un détour par la Cova, l’esplanade aux cinq millions de pèlerins.

 

« C’est vraiment l’année pour y aller. Autour de nous, il y a plein de familles qui partent à Fatima », constate  Marie Zante. A l’occasion d’un périple dans le sud de l’Espagne, la famille fera un crochet de deux jours à Fatima avec cinq enfants de sept à dix-sept ans. Comme eux, beaucoup de Français mettent le cap sur le centre du Portugal, où des apparitions de la Vierge ont eu un retentissement mondial. Dans cette contrée montagneuse de climat assez rude et de sol ingrat, le Portugal commémore les apparitions mariales de 1917.

Fatima : un appel à la conversion

Alors que les sanctuaires mariaux ne manquent pas en France, le message universel de fatima interpelle de nombreux Français. Pour Marie Zante, « c’est vraiment une invitation au sacrifice, quelque chose oublié aujourd’hui, mais vraiment d’actualité. Je me rends compte que des petits efforts tout simples peuvent changer le monde », relève cette directrice d’école qui a observé que les enfants comprennent très bien de quoi l’on parle. De son côté le Père Joseph de Almeida accompagnera à Fatima trois groupes de pèlerins français. Pour ce dominicain, « l’appel à la prière et à la conversion ne vieillit pas. Il est central dans la vie chrétienne. Les apparitions de Fatima le rappellent de manière très forte et parfois dramatique. »

Du monde entier, les pèlerins convergent en avion, en autocar, en bateau ou à pied par les quatre « chemins de Fatima » récemment balisés vers la Cova da Ireia. Les David « emportent plein d’intentions. On sait qu’il y a une procession aux flambeaux le soir. On va aller sur les lieux. On va découvrir. On va profiter de tout ce qui est proposé », raconte cette autre famille française. Habitué à recevoir des centaines de milliers de pèlerins chaque 13 du mois, le sanctuaire de Fatima anticipe le mieux possible l’affluence exceptionnelle du mois de mai prochain. L’immense esplanade ne sera pas assez grande pour contenir les pèlerins. Ni l’imposante basilique de Notre dame du Rosaire.

Pour ne pas se laisser dérouter par l’ampleur du sanctuaire, les David ont choisi Aljustrel, à trois kilomètres de Fatima. C’est dans ce village qu’ont grandi Jacinthe, François et Lucie, les trois voyants. Il a, dit-on, gardé sa simplicité d’origine. Dans l’arrière- cour de la maison de Lucie se trouve encore le puits d’Arneiro, où l’ange est apparu aux enfants. C’est dans ce petit bourg où l’on récolte surtout des olives et élève des moutons que Notre Dame du Rosaire demanda aux enfants de prier pour la paix.

Un attachement de longue date à la Vierge Marie

L’attachement des portugais à la Vierge marie ne date pas des apparitions. Notre dame fut déclarée b »reine du Portugal » dès 1640, lors du rétablissement de l’indépendance du pays. Si la pratique religieuse baisse au Portugal comme dans les autres pays européens, la popularité et la centralité du sanctuaire en font un phare. Fatima est « un lieu fédérateur et populaire, bien éloigné du relent passéiste qui parfois ressort dans la presse française », corrige le Père de Almeida attristé par « une méfiance importante » vis-à-vis de Fatima. Le religieux souligne que, contrairement aux clichés, Fatima a été un facteur de rénovation pour l’Eglise au Portugal.

La foi catholique a été un moteur puissant tout au long de l »histoire du Portugal, ce petit pays qui sut s’ouvrir aux dimensions du monde. C’est à la rencontre de cette âme lusitanienne et de son sentiment religieux expressif et ardent qu’iront les pèlerins français. Et comme tous les papes avant lui, le pape François viendra prier la Vierge du Rosaire à Fatima. Sa visite annoncée les 12 et 13 mai 2017 à l’occasion du centenaire des apparitions, est le point d’orgue d’amples commémorations à la fois culturelles et religieuses programmées jusqu’au 13 octobre 2017.

 

Marta DELSOL

Le Bulletin – le Jour du Seigneur ( Juin – Juillet 2017)